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" Tunisia Country Report on Human Rights Practices for 1998
Diffusé par le Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, 26 Février 1999
Points forts :
- Les forces de sécurité continuent dêtre responsables de sérieux abus en droits
de lhomme.
- [La police et la Gendarmerie] sont sous le contrôle du Ministre de lIntérieur et
du Président.
- Des membres des forces de sécurité auraient torturé et abusé physiquement de
prisonniers et de détenus. [Cas du POCT]
- Les détentionsarbitraires et au secret continuent
- Le judiciare est soumis à lexécutif. Ben Ali est aussi président du Conseil
Supérieur de la Magistrature.
- Restrictions significatives sur les libertés dexpression et de la presse. Les
journalistes recourent à lautocensure.
- Victimes de la liberté de critique : Mohamed Moada, Radhia Nasraoui, Abdelmajid
Sahraoui, et arrestation de seize étudiants et ouvriers activistes.
- Rapports non confirmés sur la mort de Tijani Dridi, islamiste, durant sa détention au
secret entre le 2 et le 7 août 98. Le Gouvernement affirme que Dridi est mortle 21
juillet, le lendemain dun accident avec une motocyclette.
- Ghazala Hannachi : le Gouvernement maintient quelle est morte de mort
naturelle, mais il na pas voulu communiquer les résultats denquête du Juge
sur cette mort.
- Les formes de torture : chocs électriques, immersion de la tête dans leau,
coups de poings et de bâton, brûlures de cigarettes, privation de nourriture et de
sommeil. Méthode du " poulet rôti ". Lotfi Hammami a reçu des coups
sur les parties génitales.
- Conditions dincarcération : parfois au-dessous du minimum des normes
internationales : 40 à 50 prisonniers dans une cellule de 20 m², ou 140 dans 32
m². Dans la prison du 9 avril, on se rase avec un rasoir collectif. Des leaders
den-Nahda sont maintenus dans lisolement total depuis 1991.
- Le gouvernement na pas encore rendu publics les rapports dautopsie sur Ridha
Khémiri et Ahmed Ouafi, morts en 1997 suite à la négligence sanitaire des autorités
carcérales.
- Les rapports bi-mensuels de la Commission Nationale Supérieure des Droits de
lHomme présidée par rachid Driss sur les conditions carcérales ne sont pas encore
rendus publics.
- Cas de Radhia Ouididi, arrêtée le 9 novembre 1996, a été détenue pendant 18 moi
avant dêtre jugée.
- Salwa Souilem : arrêtée le 28 mai 1996 pour association avec en-Nahda : son
procès est prévu pour janvier 1999.
- Tarek Souissi, handicapé, arrêté le 13 août 98 est accusé davoir battu un
vendeur de fruits : 5 mois de prison.
- Abdelkrim Allégui, vice-président de la LTDH, son domicile a été perquisitionné le
29 mars 98. La police a prétendu quelle poursuivait un criminel en fuite.
- Mohamed Aouididi, frère de Radhia Aouididi et Mohamed Abdelmoumen Ifa el-Amri, frère
du fiancé, ont été arrêtés le 30 octobre 98 pour atteinte à la propriété et
incitation au fanatisme religieux.
- De juillet à novembre 98 : interrution de RAI Uno.
- Maître Abdelkrim Kahloul, condamné à trois mois de prison pour avoir cité un
proverbe tunisien : itha khsimik el-hakem
(à qui te plaindre si cest
lEtat qui te lèse). Mais, la cour de cassation de Sousse la acquitté
- Ben Ali a été désigné comme un des " Dix ennemis de la presse "
par le Commettee to Protect Journalists (CPJ)
- Moada a obtenu un passeport, mais pas Moncef Marzouki, Mostapha Ben Jaafar et Sihem Ben
Sedrine.
- La législation fait que le RCD, qui a 144 sièges à la Chambre sur un total de 163, a
reçu 780.000 Dinars de subventions sur une enveloppe totale de 1.115.000 Dinars.
- Printemps/été 98 : campagne de presse contre lAssociation Tunisienne des
Femmes Démocrates qui a organisé un meeting de lInternational Network of
Independant Arab Womens Group (AISHA) tenu en mars en Cisjordanie, à cause de la
non admission des associations financées par le gouvernement tunisien. Le groupe a été
accusé par la presse tunisienne de " lesbiennes ".
- Juillet 98 : lettre anonyme a inondé les ambassades et les cabinets davocats
à Tunis accusant Alya Chamari de prostitution. "
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