découvrez le calvaire de Maitre Radhia

 

Radhia Nassraoui, en tête de liste des élections du Conseil de l'Ordre des Avocats
C'est avec un score record de 752 voix que Maître Radhia Nasraoui a été élue en tête des nouveaux membres du Conseil de l'Ordre du barreau de Tunisie.
Ce vote confirme, s'il en était besoin, le prestige de Maître Nasraoui parmi ses confrères et ses consœurs. Il illustre les difficultés du pouvoir à " normaliser " le barreau.
Après les mandats effarant de Maître Abdellabrah Behi dont l'allégeance au pouvoir a été totale, la candidate au poste de bâtonnier, bénéficiant officiellement de l'investiture du R.D.C. a été éliminé au premier tour.
Au deuxième tour, les deux candidats les mieux placés sont restés en liste : il s'agissait de Maître Abdeljellil Bouraoui candidat officieux bénéficiant du soutien des notabilités du Sahel côtier et Maître Béchir Essid connu pour son engagement contre l'arbitraire. Maître Bouraoui a été élu avec 720 voix devançant de 90 voix Maître Béchir Essid.
A signaler que Maître Nasraoui a été  après Maitre Najib Hosni, celle qui a défendu tous ceux qui ont été victime du régime du 7 novembre.

Dernière nouvelle

Quand arrêtera-t-on de harceler maître Radhia Nassraoui ? .membre du Conseil de l'Ordre des avocats et militante des droits de l'Homme,  elle était convoquée mercredi 3 février 1999, à 9 heures du matin, devant le substitut du Procureur.Aujourd'hui, nous apprenons qu'elle est de nouveau appelée à comparaître, le10 février à 9 heures du matin, même jour même heure, mais cette fois-ci-devant le juge cantonal de Tunis.Que reproche-t-on à maître Radhia Nassraoui ? D'avoir enfreint l'interdiction de sortir du district de Tunis qui lui avait été notifiée par le juge d'instruction le 30 mars 1998 (voir communiqués du 31 mars 1998). Effectivement, elle l'a fait. C'était en décembre dernier, après avoir appris le décès de sa belle mère, qui était morte sans avoir pu revoir son fils HammaHammami, toujours recherché par la police. Demander un peu de compassion à ceux qui ne cessent de la harceler est inutile. Mais elle ne s'est pas cachée pour quitter Tunis et se rendre dans la ville où avaient lieu les cérémonies de deuil. Bien plus, la maison de la défunte était entourée par la police et tous ceux qui venaient présenter leurs condoléances à la famille devaient présenter leurs papiers avant d'entrer dans la maison. Pourquoi, à ce moment-là, ont-ils laissé passer maître Radhia Nassraoui ? Pourquoi ont-ils attendu près de deux mois pour la convoquer, l'empêchant d'exercer son travail deux matinées de suite ? Comment expliquer autrement que par la volonté de faire pression sur l'avocate qui n'a jamais renoncé à la défense de tous ceux qui sont victimes d'atteintes aux droits de l'Homme. Nous ne pouvons que répéter l'appel urgent que nous avons lancé le 2 février1999 à :- constituer une chaîne de solidarité internationale avec maître Nassraoui,pour que cesse ce harcèlement dont elle est victime, comme tant d'autres en Tunisie, tels que le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik, victime de menaces et d'intimidations, Khemais Ksila, Vice Président de la Ligue Tunisienne des droits de l'Homme, condamné à trois ans de prison ferme, Borhane Gasmi, HendaAroui et leurs autres camarades en prison depuis bientôt un an sans jugement et qui n'ont comme seule arme que les grèves de la faim pour protester contre leurs conditions de détention, ou encore comme Radhia Aouididi, incarcérée depuis le 9 novembre 1996 pour avoir tenté de fuir la répression qu'elle subissait depuis des années, en quittant le pays avec un faux passeport.- exiger du gouvernement tunisien le respect scrupuleux des libertés individuelles et collectives conformément aux conventions et aux pactes internationaux auxquels il a adhéré, et l'appeler à prononcer une amnistie générale pour créer les conditions d'une véritable démocratie.

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