بلاغ عاجل
تعلم حركة النهضة أن الحالة الصحية لرئيسها السابق السيد الحبيب اللوز، قد شهدت تدهورا خطيرا، وذلك بعد دخوله مجددا في إضراب عن الطعام منذ يوم 10 جويلية 2000 مع عدد كبير من المساجين السياسيين، في العديد من السجون التونسية، من أجل إطلاق سراح كل السجناء السياسيين، وسن عفو تشريعي عام واحترام حقوق الإنسان والحريات العامة الخاصة والعامة.
وتلفت حركة النهضة نظر الرأي العام الوطني والدولي إلى أن السيد الحبيب اللوز عوقب منذ انطلاق الإضراب بعزله في زنزانة انفرادية بسجن برج الرومي في أقصى شمال البلاد، مع أنه يشكو من أمراض عديدة، مثل الربو، وحساسية حادة في العينين، إلى جانب الروماتيزم، نتيجة الرطوبة والظروف اللاإنسانية القاسية التي تميز الزنزانات المخصصة للسجناء السياسيين.
إن حركة النهضة إذ تحمّل السلطة التونسية مسؤولية كل ما يمكن أن ينجر عن تدهور صحة الأستاذ الحبيب اللوز وبقية إخوانه، فإنها تجدد دعوتها إلى إطلاق سراح كافة المساجين السياسيين. علما أن ما لا يقل عن 7 سجناء قد ماتوا في السجون التونسية خلال السنوات الأخيرة نتيجة الإهمال الصحي، وسياسة الانتقام المنهجي التي مورست ضدهم، فضلا عن وفاة ما يقارب 30 معتقل تحت التعذيب خلال فترة الإيقاف.
15 ربيع الثاني 1421/ 17 جويلية 2000
حركة النهضة بتونس
الشيخ راشد الغنوشي
(MAGHREB CONFIDENTIEL n°473 - 20/07/00)
TUNISIE : LA CHUTE D'UN BARON
Selon nos informations, Tahar Boukhris, cousin du président (du côté de sa mère) et ancien PDG de la Banque de l'Habitat, est actuellement incarcéré au Pavillon F de la prison de Tunis (bd du 9 avril). Officiellement, Tahar Boukhris est sur la sellette pour avoir accordé un prêt de 450 000 dinars à Ismaïl Sahbani, le secrétaire général de l'UGTT (Centrale syndicale). Dans les milieux informés, à Tunis, on estime que cette version est un leurre. L'affaire est plus politique: lors d'un dîner au restaurant "Le coquillage" avec Hafedh Gandouz, patron de l'établissement et Mohamed Jegham, ministre de la Défense, Tahar Boukhris se serait laissé aller à quelques confidences sur les petits secrets du président. Le banquier a en effet longtemps géré des comptes personnels du chef de l'Etat. A ce titre, il a été mis au courant de dossiers d'ordre strictement privé de Zine el Abidine Ben Ali. Ce dernier n'a pas apprécié les "bavardages" de Tahar Boukhris... Le dossier judiciaire, encore vierge, pourrait se révéler à terme aussi dense que l'offense !
TUNISIE : LE STADE DE RADES AUSSI VISITE QUE LA TOUR DE PISE ?
Les travaux de construction du stade du futur complexe Olympique de Radès (300 millions $ d'investissements prévus au total), confiés à un consortium hispano-coréen, se passent mal... A peine achevée, la tribune d'honneur s'est effondrée: ce qui a rendu fou furieux le président Ben Ali. Et en plus, il ne sait pas encore que le stade se serait affaissé d'au moins 10 cm. Il pourra toujours se consoler avec l'idée que la Tour de Pise est l'un des édifices les plus visités du monde !
FRANCE/TUNISIE : MONGI BOUSNINA
En attendant de quitter son poste d'ambassadeur de Tunisie en France, Mongi Bousnina, assure les affaires courantes. Du côte du palais de Carthage, le président Ben Ali prend tout son temps pour choisir son successeur. Plusieurs noms sont avancés, dont celui de l’ancien maire de Tunis, Mohamed Ali Bouleymane, qui tutoie Jacques Chirac, celui de Tahar Sioud, secrétaire d’Etat, ou encore celui de Enneifer, actuel ambassadeur de Tunisie en Italie. La pause estivale est là pour faire "mûrir" le choix présidentiel...
extraits interessants d'une intervention publiée sur le forum du CNLT:
Date: 07/19/00 07:42:50 PM
Name: Samir
Subject:
La politique en Tunisie aujourd'hui
".... Parlons, d’une façon générale, à ce qui se trame en Tunisie en ce moment. C’est l’été tout d’abord. Et fainéant comme on est, on se concentre là-dessus, alors que le pouvoir se concentre « là-dessous » et profite de ce « répit » des médias internationaux pour se refaire une santé…de fer, et repartir, avec sa ruse malveillante pour détournée l’opinion publique nationale et internationale de ces pseudo-changements. Nous en avons eu la preuve éclatante avec le refoulement récent de la délégation des droits de l’homme. J’aimerai apporter une petite précision là-dessus si vous le permettez : Celui qui croit en la démocratie et aux combats de certains pour son instauration dans notre pays doit croire en l’action de ces défenseurs internationaux des droits de l’homme, car certains n’hésitent pas à invoquer la « bonne-fausse raison » de « eux aussi en France et ailleurs nous expulsent : Pourquoi ces gens là ne le seraient pas aussi chez nous ? ».
Je pense que ceux qui réfléchissent dans ce sens doivent être qualifiés de réactionnaires et ne peuvent que faire le jeu du pouvoir qui, sans vergogne, invoque à chaque fois le « spectre » de la nostalgie du colonialisme. Je suis Tunisien, mais je ne mange pas de ce pain rassi.
Voilà donc, à mon avis, la situation politique générale en Tunisie en cette deuxième moitié du mois de juillet 2000. D’abord la démocratie, elle en est où ? Nulle part.
Elle stagne. Elle flottille. Parcequ’elle est entre de très mauvaises mains, celle d’un pouvoir à la recherche d’une nouvelle virginité internationale, très pervers, qui use de tous les moyens pour effacer l’affront subit ces mois derniers. Mes chers amis, nous sommes en face d’un pouvoir avide d’autoritarisme et de culte de la personnalité de M. Ben Ali.
Durant le séminaire organisé par le pouvoir le 3 juillet 2000 pour la restructuration des entreprises, on a eu un piètre aperçu de comment est ce que M. Ben Ali est irrité et avide de maintenir sa chasse gardée, qu’est notre Tunisie, en otage de sa vision obtus et primaire de la chose politique : Un énorme portrait était là, trônant juste à côté du micro où se déroulaient les interventions. Certains hommes d’affaires, de peurs de représailles, avant de faire un quelconque commentaire, « exorcisaient » M. Ben Ali et son parti unique de mille louanges, pour enchaîner…de simples constats, tels que le prêt des banques, le paiement des salaires de leurs employés, la restructuration inachevée de leur entreprise (certains autres ont quand même osé aller au fond des choses ; qu’ils en soient remercié). Quand on entend les bassesses de ces louanges aux Maître de Carthage et à son parti, certains rires, sarcastiques pour certains, fusèrent. Je vis des jeunes entrepreneurs et cadres blasés, pour le moins que l’on puisse dire, car cette mise en scène rocambolesque à plus que durée. Et à la fin de cette « messe », l’on vit un Premier ministre, naguère respecté, tout de faiblesse et bassesse dire : « Tous derrière Ben Ali pour notre prospérité, et en tête, notre parti (ndlr RCD) ». Je pense que cette pièce théâtrale de la restructuration des entreprises évoque à elle seule la donne politique actuelle :
-Spectaculaire séminaire pour montrer les « préoccupations » de l’Etat à la chose économique et à travers elle la société.
-Invitations des partis politiques « légaux » et, grosse surprise, le Rassemblement Socialiste Progressiste (RSP). Le discours de Maître Ahmed Néjib Chebbi fut, sans conteste, le seul à aller au fond des choses : « …Sans démocratie réelle, les restructurations sont inutiles et ne porteront pas leur fruit… ».
-Un Premier ministre qui ne quitte pas son poste, en animant même (chose rare, TRES rare) les débats, avec sa pléiade de ministres (9 en tout).
-On donne la parole à celui qui la demande, sachant qu’ils n’outrepasseront pas la « ligne rouge », toujours en vigueur, grâce au travail effectué en profondeur et durant de longues années par notre cher M. Ben Ali sur tout un peuple.
-Et puis, le culte de la personnalité, OMNIPRESENT.
Cet exemple (le séminaire du 3 juillet) est donc très révélateur de la situation politique en Tunisie : on ouvre les vannes, juste pour faire sortir le trop « plein d’eau », mais on maintien la pression, tel l’exemple récent du barrage Mellegue : nous connaissons les conséquences tragiques de cette « ouverture », en parlant du désastre qui a suivi l’ouverture du barrage.
Actuellement, le pouvoir revient à ses vieilles méthodes : semer la zizanie au sein des parties « légaux », pour le maintien de leurs faiblesses, et la démonstration publique de leur incapacité. A ce propos, j’aimerais donner une analyse personnelle de ces partis reconnus par le pouvoir :
UDU (Union Démocratique Unioniste) : Ce parti est vide de tout sens. Il n’a été créé que pour détourner l’attention de ceux qui prônent l’islamisme, essentiellement entre 1990 et 1992, vers le monde arabe, qui est l’objet même de la création de ce partie. A part une « figurante » député femme, qui est la seule de cette opposition, ce parti est une pure création du pouvoir de M. Ben Ali. D’ailleurs son secrétaire général ne tarit pas d’éloges le Maître de Carthage.
PUP (Parti de l’Union Populaire) : Le discours de son ancien Président, M. Belhaj Amor, durant la pseudo-campagne présidentielle fut, à certains moments, juste. Ce dernier sachant qu’il ne fera pas long feu suite à ces « élections », fustigea un temps soit-peu le pouvoir. Un courage qui lui coûta la démission forcée, suite à ces « élections », sur ordre d’un Ben Ali devenu plus qu’indulgent durant cette campagne envers ce parti ; Le Maître de Carthage n’admet aucune critique, et ses méthodes expéditives sont là pour nous le rappeler.
Depuis, ce parti a à sa tête un homme acquis à la cause « benalienne ».
MDS (Mouvement des Démocrates Socialistes) : Très difficile de juger ce parti historique (enfin, depuis 1979). Ce qui est sûr, c’est qu’il est divisé en deux actuellement: La branche illégitime, avec un Boulahya comme « amuse-gueule » de M. Ben Ali, et une branche légitime, qui se « permet » des fois de sortir de sa torpeur, manifestant son existence dans des évocations très rares par le magazine Réalités, mais étant plus active dans des médias à l’étranger, tel l’Audace de Slim Bagga (qui m’inquiète, car il n’a pas édité son numéro de juillet, suite au sale procès intenté par le thuriféraire Serge Adda). Bref, un MDS sans Mestiri, et Moadda (qui changea de cap envers le régime en 1995) ce parti n’existe pas.
Ettajdid : Rien a dire, sauf que ceux qui étaient présents durant ce séminaire sur les entreprises du 3 juillet 2000, et qui virent comment est-ce que M. Harmel apostrophe, en plein débat, le Premier ministre en place pour discuter avec lui, en appuyant son coude sur la table où il se trouve, devant plus d’un millier de personnes, aura tout compris, s’il ne l’a pas compris avant. Plus rien ne persiste de ce parti, à part quelques militants courageux de l’ex-parti communiste, très marginalisés.
PSL (Parti Social Libéral) : Seul parti ouvertement libéral en Tunisie, opposition non reconnue comprise, ce parti connaît des hauts et des bas. Populaire au début des années 90, il reçut un coup fatal par le pouvoir à partir de 1991, suite à l’émission télévisée en direct, la dernière du genre en Tunisie, de son secrétaire général, M. Mounir Béji : Les critiques acerbes de ce dernier envers le pouvoir, à cette époque lui valurent un reclus forcé. Aujourd’hui, ce parti essaye de jouer un rôle pour l’avènement de la démocratie, mais avec ses moyens de bord, et sous l’emprise d’un pouvoir plus que jamais décidé à ne pas lâcher prise, et de rappeler à l’ordre quand un ces partis officiels essayent de jouer leur rôle.
RSP (Rassemblement Socialiste Progressiste) : Sans aucun doute, le seul parti à l’heure actuellement jouant son rôle de parti politique combattant pour l’instauration d’une démocratie réelle en Tunisie. Ce parti s’oriente désormais vers le libéralisme, ce qui rééquilibre la scène politique nationale, avec des partis de gauche et des associations (reconnues et non reconnues) qui combattent pour la démocratie et les droits de l’homme (combat de base actuellement).
En conclusion, le pouvoir est aux aguets mais tenant les renes en cette période, et M. Ben Ali est un homme irrité actuellement, surtout après le refus américain de l’accueillir sur son sol. M. Ben Ali est avant tout un militaire, avec peu de culture, et donc imprévisible. Il profite de l’été pour panser ses blessures, en attendant de revenir au firmament d’une dictature « politiquement correcte » dans les semaines à venir, car M. Ben Ali ne lâchera pas sa « présidence à vie » aussi facilement, après ces coups de semonces. Au contraire, il se reprend, après une période floue, très floue pour lui, étant donné que c’était une première depuis son coup-d’Etat, et d’imaginer un nouveau scénario afin de se maintenir au pouvoir durablement, et protéger les siens de leurs affaires mafieuses. M. Ben Ali est un homme de son temps ; il sait se réadapter aux nouvelles situations quant il le faut, mais plus du côté du mal que du côté du bien… "
fin des extraits.
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Une si douce dictature |
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Mis à jour le jeudi 13 juillet 2000
CHRONIQUES TUNISIENNES, 1991-2000 La Découverte/Reporters sans frontières/Aloès, 286 p., 98 F (14,94 euros ).
Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik fait songer à Lenny, le héros du film de Bob Fosse. Lenny Bruce était un petit comique de music-hall qui finira par percer en faisant le procès de l'Amérique bien-pensante des années 60 et de ses dirigeants. Devenu une vedette aux réactions imprévisibles, Lenny sera dépassé par son succès jusqu'à la tragédie finale.
Tout au long de son interminable grève de la faim entre la Tunisie et la France, au printemps dernier, Taoufik Ben Brik n'a pas mâché ses mots contre le « régime ignominieux » du président Zine El Abidine Ben Ali, ni contre Jacques Chirac, publiquement accusé par le journaliste tout juste débarqué à Paris de s'en être fait le « collaborateur ». Peu diplomatique, cette dernière attaque, assortie de déclarations à l'emporte-pièce, a vite fait cataloguer le journaliste parmi les individus ingérables dont il convenait de se tenir à distance. Même pour les représentants de l'opposition tunisienne à l'étranger, Taoufik Ben Brik sentait le soufre.
Cette image est erronée. Il suffit pour s'en convaincre de lire les écrits de Taoufik Ben Brik. On y découvre un journaliste inspiré et talentueux, qui, au fil des reportages, dessine de la Tunisie une image aussi fine qu'attachante, et complexe. Dans les papiers de Taoufik Ben Brik, il est question de sangliers et d'outardes, d'émigration clandestine, de khôl et de henné, de « béliomachie » (les combats de béliers), de la course aux crédits et des droits de l'homme, des petits trafics et des grandes combines. On espère que des Taoufik Ben Brik existent dans les autres pays arabes. Jean-Pierre Tuquoi
Le Monde daté du vendredi 14 juillet 2000
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Interview avec Hichem Djaiet (penseur et historien tunisien)
www.alquds.co.uk du 20/07/2000 voir page 10
Al-watan (Quatar) 20/07/2000
رأي وقضية
ظاهرة سحب السفراء
مع احترامي وتقديري للأشقاء في كل من ليبيا وتونس والمغرب، إلا أنه ما كان ينبغي ان »تثور« هذه الدول و»يثور« الأشقاء فيها بسبب برامج بثت في فضائية يقال لها »الجزيرة« بغض النظر عن تبعية هذه المحطة، ومدى استقلاليتها، فلا يعقل أن تهتز »أنظمة« وتهتز علاقات الأشقاء والسبب برنامج تليفزيوني.
ظاهرة سحب السفراء بسبب برامج تليفزيونية ليست موجودة سوى في العالم العربي، وهي ناتجة لغياب الرأي الآخر، وعدم تقبل أي وجهة نظر أخرى مخالفة لنا، ونرفض أي انتقاد يوجه لأساليب العمل في مؤسسات الدولة، فيما مؤسسات المجتمع الغربي ترحب بأي نقد لها دون أن تفرض تعتيما، أو تقاطع الجهة التي انتقدت.
لا أعتقد أن الدول الأوروبية ليس بينها خلافات في وجهات النظر،ومن المؤكد أن وسائل الإعلام الغربية لا تبخل في توجيه الانتقادات، وسيل من التهم بالقصور سواء إلى مؤسسات الدولة التي تبث منها، أو الدول الأوروبية، ولكن لم نسمع أو نقرأ أن دولة أوروبية قامت بسحب سفيرها من دولة أخرى بسبب أن جهازا إعلاميا يبث من تلك الدولة قد أساء اليها أو وجه انتقادا حادا لها، فلماذا يحدث ذلك في العالم العربي؟ لماذا الدول العربية أسهل ما لديها قطع العلاقات لأسباب ليست فقط تافهة، بل أتفه من أن تكون تافهة؟ لماذا نحن مستعدون لتعريض العلاقات الثنائية بين شعوبنا العربية للضرر والقطيعة لأن وسيلة اعلامية قد وجهت انتقادا لتلك الدولة؟
وليس هذا فقط، بل ان دولنا العربية تتجاهل تماما ما تنشره وسائل الإعلام الغربية عنها، والتقارير السرية والعلنية التي تبث، وتحمل الكثير من الاساءة والتجريح، ولكن لا نرى تلك الدول »تشمر« عن ساقيها، وتقدم على سحب سفيرها من تلك الدول التي تبث منها تلك الوسائل الإعلامية، بل إن دولا عربية تضع رأسها في التراب عندما يأتي ذكرها في التقارير السيئة والجارحة والناقدة التي تنشر هناك، وأقصى ما تفعله هو أن تمنع تلك الوسائل الإعلامية ــ إن كانت صحفا ــ من الدخول إلى اراضيها، ولكن إذا أقدمت مطبوعة إعلامية تصدر عن دولة عربية على انتقاد نظام عربي، فالويل والثبور لهذه المطبوعة، وللدولة التي سمحت بطباعة هذه الوسيلة الإعلامية، ونفس الأمر ينطبق على الإعلام المسموع والمرئي.
إننا نريد أن ترتقي الدول العربية في علاقات بعضها مع بعض، وألا تهتز لبرنامج تليفزيوني أو تقرير صحفي، ما داما واثقة من نفسها ومن شعوبها.
جابر الحرمي
Extraits du nouveau communiqué de la fondation Temimi à Zaghouan concernant ses publications:
Bulletin de la : Fondation Temimi pour la Recherche Scientifique et l'Information
BP. 50 - Zaghouan (1118) -Tunisie
Tél. (216) 2 676 446 ou (216) 2 680 110 ; Fax (216) 2 676 710
E.Mail : temimi.fond@gnet.tn ; Toile : www.refer.org/fondationtemimi (en français)
Toile : www.temimi.org (en arabe)
Habib Bourguiba & l¹établissement de l¹etat national : Approches scientifiques du Bourguibisme : Mai 2000 :
* * *
NOTRE MESSAGE ... Prof. Abdeljelil TEMIMI
Douze ans après son départ, nous avons organisé en date du 1 au 3 décembre 1999 le premier congrès sur : le Président Habib Bourguiba et l'établissement de l'Etat national 1957 - 1987
avec la participation d'une pléiade d'éminents historiens et de quelques acteurs politiques, militants nationalistes et hommes d'Etat de l'époque de Bourguiba; ce qui a fait de ce congrès un événement scientifique exceptionnel non seulement en Tunisie mais ailleurs également. Nous avons oeuvré pour replacer le Président Habib Bourguiba dans la dynamique de l'établissement de l'Etat tunisien sans lui rendre un culte comme auparavant ni marginaliser son rôle avant-gardiste dans la construction de l'Etat tunisien moderne après sa destitution.
En effet, le Président Habib Bourguiba a attiré toutes les lumières avant et tout au long de son mandat, parce qu'il a marqué le processus du mouvement national depuis 1934, date de la création du Néo-Destour ; puis il fut, à partir de 1956, l'architecte de l'Etat tunisien moderne dont il a posé les bases, en ayant recours à la persuasion ou à la force, il en a conçu les problématiques durant plus d'une trentaine d'années. Le président Habib Bourguiba était à la tête de tous les tournants historiques et les bouleversements politiques et sociaux qu'a connus la Tunisie sous son long mandat.
***
Il est indispensable aujourd'hui que les historiens universitaires, les sociologues, les juristes les militants nationalistes et les hommes politiques conjuguent leurs efforts pour étudier cette période féconde et écrire avec le recul, une nouvelle page de l'histoire bourguibienne tout en respectant la méthodologie scientifique. Notre rencontre, la première dans notre pays, s'est déroulée sans instruction ni consigne de quiconque, car la recherche historique doit être libre ; en effet, les grandes oeuvres de référence d'histoire des peuples ont été toujours réalisées dans un climat de liberté d'expression. Ainsi donc les débats du congrès et les questions posées se sont déroulés dans un climat de liberté d'expression absolue.
Les lecteurs quelles que soient leurs opinions ou leurs tendances pourront apprécier cela en s'arrêtant longuement aux débats et aux textes ; la méthodologie et l'esprit scientifique sont ainsi derrière le succès de cet ouvrage d'approche scientifique du Bourguibisme dont la publication est un événement scientifique qui va marquer l'historiographie du mouvement national et de l'Etat moderne loin des sentiers battus. Cet ouvrage de référence est aussi un produit original de l'école historique tunisienne, il fait honneur à l'Université tunisienne et à tous les historiens contemporanistes.
***
Notre Fondation qui a pris l'initiative d'organiser ce congrès sur l'ex-Président dédicace ces actes à toutes les Tunisiennes et les Tunisiens qui souhaitent approfondir leur connaissance sur la période du Président Habib Bourguiba et sur l'établissement de l'Etat national tunisien. Cet ouvrage, préparé dans un temps record, moins de quatre mois, nous fait honneur parce qu'il est le fruit de la foi, de la sincérité et de la persévérance au service de l'histoire du mouvement national tunisien.
Prof. Abdeljelil TEMIMI
Zaghouan 20 Mars 2000
TABLE DES MATIÈRES
1 - Partie française
Pages
- Abdeljelil Temimi. - Notre Message ... ............................................... 7
- Allocution du Prof. Abdeljelil Temimi ........................................ 9
- Prof. Mustapha Kraïem. - Réflexions sur la personnalité de Bourguiba ..............................................................................................................
13
Etudes :
- Abassi, Driss. - la conception de l'histoire selon Bourguiba .........................................................................................................................
21
- Abid, Khaled. - Les significations du conflit Bourguiba-Thameur en Egypte et ses ramifications : 1947-1950 ......................................................................................................................
31
- Adda, Georges. - Trois témoignages du militant Georges Adda ...............................................................................................................
37
- Allani, Aleya. - Bourguiba et le courant "libéral" au sein du parti destourien : 1970-1971 ...............................................
51
- Ayachi, Mokhtar. - A la croisée des chemins : L'UGTT et les choix culturels de l'Etat National ........................................
59
- De Cock, Laurence. - Entre paternalisme, populisme et prophétisme : Bourguiba et le peuple tunisien à travers ses discours ..............................................................................................
65
- Kraïem, Mustapha. - Nasser et le différend Bourguiba-Ben Youssef ....................................................................................................................
77
- Mahjoubi, Ali. - Habib Bourguiba et le choix occidental ........................................................................................................................
99
- Temimi, Abdeljelil. - La question Palestinienne et les relations de Bourguiba avec le Congrès Juif Mondial ....
109
- Zamiti, Khalil. - Ouverture socio-linguistique sur une anthropologie de la chefferie par delà Nasser et Bourguiba ...... 129
Résumés de quelques études publiées en langue arabe: 133
- Débat du Congrès ................................................................................................ 137
- Rapport Final ............................................................................................................ 197
- Index des noms de personnes et collectivités ................... 199
- Index des lieux géographiques ............................................................. 204
- Dernière liste des publications de la Fondation .............. 206
2 - Partie arabe
- Abdeljelil Temimi. - Notre Message ... ............................................... 7
- Allocution du Prof. Abdeljelil Temimi ........................................ 9
- Prof. Mustapha Kraïem. - Réflexions sur la personnalité de Bourguiba ..............................................................................................................
12
Etudes :
- Ben Slama, Béchir. - Les fondements intellectuels dans l'édification de l'Etat tunisien moderne et rôle de Bourguiba .................................................................................................................
21
- Temimi, Abdeljelil. - La question Palestinienne et les relations de Bourguiba avec le Congrès Juif Mondial ....
37
- Trimèche, Maher. - De la réification dans l'esprit historien de l'élite tunisienne : analyse du discours de Habib Bourguiba 61
- Hammami, Abderrazzak. - Polémique entre traditionalistes et modernistes sur le code du "statut personnel" 75
- Hannachi, Abdellatif. - Attitude de Bourguiba vis-à-vis des questions de l'Unité arabe et maghrébine (1956-1974) 87
- Zidi, Ali. - La réforme de l'enseignement tunisien de 1958, de l'arabisation à l'inverse .........................................................
101
- Dhifallah, Mohamed. - Aux origines de la légitimité historique : Bourguiba et Jugurtha, l'original et la copie .......................................................................................................................................
123
- Abid, Khaled. - Les significations du conflit Bourguiba-Thameur en Egypte et ses ramifications : 1947-1950 .......................................................................................................................
133
- Allani, Aleya. - Bourguiba et le courant "libéral" au sein du parti destourien : 1970-1971 ...............................................
159
- Kilani, Mustapha. - Significations et symboles de la culture à l'époque de Bourguiba pendant les années cinquante et soixante ..........................................................................................
169
- Labiadh, Salem. - Observations sur les relations de l'Etat avec les partis politiques en Tunisie à l'époque de Bourguiba ................................................. 175
- Mansar, Adnen. - Du Caïd au Gouverneur .................................... 197
- Al-Hila, Mohamed Habib. - Bourguiba et les Zitouniens (Les Grandes lignes) ..............................................................................................
221
Résumés de quelques études publiées en langue française ............................................................................................................................
229
- Débat du congrès ................................................................................................ 231
- RapportFinal ..................... 303
- Index des noms de personnes et collectivités .................... 305
- Index des lieux géographiques ......................................................311
- Dernière liste des publications de la Fondation .............. 315
3) Etudes d¹Histoire contemporaine du Maroc : Avril 2000