Cette fois nous pensons avoir trouvé la solution au dilemme, apporter des nouvelles tout en gardant les informations sur le site, pour que vous les-trouviez en archive, vous êtes nombreux à réagir pour nous encourager à trouver le juste milieu pour faire passer l'information:
- dernier trimestre de 98, plus de 200 messages et avis, venant des domaines net, com, org, tn, fr; ch. etc...
- les six webmasters du site Tuniscom, arrivent à mieux communiquer, puisque ils sont des quatre coins du monde, principalement de l'Amérique du nord, et d'Afrique.
6 janvier 1999
Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie
Les sept étudiants condamnés, les 23 et 24 décembre 1998, à des peines allant de 8 mois à 20 mois de prison ferme (voir communiqué du CRLDHT du 29 décembre 1998) ont été libérés le mercredi 6 janvier 1999 à 19 heures. Mr Asef Yahyaoui, secrétaire général de l'Union Générale des Etudiants de Tunisie (UGET) qui, au nom du bureau exécutif, a lancé un appel au Président de la République a été informé ce matin par un des principaux conseillers du Président de cette décision de libérer les étudiants condamnés.
Une délégation composée de membres du bureau exécutif de l'UGET, des membres du comité directeur de la Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l'Homme (LTDH), de l'Association Tunisienne des Femmes démocrates (l'ATFD), de l'Association des Jeunes Avocats (AJA) s'est présentée devant la prison civile de Tunis pour accueillir les étudiants libérés alors que les deux étudiantes incarcérées à la prison des femmes de Mannouba ont connu une libération identique. Cet événement vient à la suite d'une mobilisation importante dans les milieux estudiantins, celui des enseignants et de divers secteurs de la société civile (voir communiqué du CRLDHT du 14 décembre 1998).
L'organisation syndicale l'UGET forte du soutien que lui a manifesté les syndicats des enseignants de l'enseignement supérieur et secondaire, de la solidarité manifesté aussi bien par le collectif inter-associatif (regroupant la LTDH, l'ATFD, l'AJA) que par un comité de soutien aux étudiants regroupant des professeurs, des avocats et des citoyens, ainsi que de la solidarité internationale a exprimé sa détermination à dénoncer la répression et à défendre les étudiants condamnés.
Le CRLDHT se réjouit de la libération des étudiants et salue leur lutte pour un avenir meilleur. Il présente ses félicitations à leurs parents et amis. Il exprime sa solidarité avec l'UGET pour l'ouverture de véritables négociations sur la base des revendications du mouvement estudiantin. Il appelle à la poursuite des actions pour la libération des étudiants (13 garçons et 3 filles arrêtés entre février et avril 1998) qui ont entamé une grève de la faim du 1° au 16 décembre 98, pour protester contre les tortures qu'ils ont subies pendant la période de détention au secret et contre leur maintien en détention, sans qu'aucun complément d'enquête n'ait été ordonné et sans qu'aucune date ne soit fixée pour leur procès.