Mr Moncrf Marzouki est condamné par personne interposé, en la personne de son frére Bedoui
Mr Mohamed Ali Bedoui , frère du Dr Moncef Marzouki vient dêtre condamné à 6mois de prison ferme par le tribunal cantonal de Kébilli. Il a été interpelléle 5 janvier 1999 alors quil se trouvait au marché de Kébilli ( dans le sud tunisien) en compagnie de sa femme et emmené de force à comparaître devant le juge qui lui a notifié sa convocation devant le tribunal le 12 janvier 1999.
Son avocat Maître Hichem Jégham a étayé les faits se rapportant à la situation de Mr Bedoui depuis sa premiére condamnation en 1994, à deux ans et trois mois de prison ferme pour avoir été soupçonné dêtre un « émir islamiste»(allusion au mouvement ENNAHDHA). Il a rappelé la surveillance administrative dont il a été lobjet de 1995 ( après avoir purgé 18 mois de prison) jusqu'à janvier 1997 ou il a été contraint à une signature régulière dans les registres de la police alors que la loi ne lexigeait pas. Il a rappelé la condamnation à 6 mois de prison ferme le 5 janvier 1998, il y a exactement unannée par le même tribunal devant lequel il comparait pour des motifs que tous les observateurs saccordent à qualifier de delit de sang. En restant insensible aux arguments de la défense et en rééditant la même condamnation à 6 mois de prison ferme pour un délit de sang, le juge a démontré les limites du droit en Tunisie et les véritables motivations de l'acharnement judiciaire à lencontre de Mr Bedoui. Professeur dhistoire, privé demploi depuis qu'il est dans le colimateur des autorités, père de six enfants, Mr Bedouia été , en effet, constamment harcelé par les autorités en guise de punition pour lattitude courageuse de son frère le Dr Moncef Marzouki, ancien président de la Ligue Tunisienne pour la défense des droits de lhomme,écrivain. Ce dernier vient de déposer une demande de visa au nom dune association intitulée « le Conseil national des libertés en Tunisie » dont il est le porte parole et pour lequel il na pas reçu de récépissé , ni de réponse des autorités de tutelle. Le CRLDHT a élevé les plus vives protestations pour cette condamnation inique (puisque elle se renouvelle tous les six mois "sic" dans le pays de son Altesse le Géneral Ben Ali, la justiuce est à géometrie variable) . Cet arbitraire judiciaire exprime en réalité linjonction faite à la justice par les autorités tunisiennes pour faire plier les défenseurs des droits de lhomme et "intérioriser la peur" chez la population et leur imposer le silence. Le CRDLHT exigeait larrêt des poursuites à lencontre de Mr Mohamed Ali Bedoui et appelle les organisations de défense des droits de lhomme à se mobiliser pour que celui-ci retrouve sa liberté. Le CRDLHT a invité les démocrates et les militants des droits de l'homme par le monde pour missionner des observateurs internationaux au jugement dappel (certainement que Mr Bedoui ne manquera pas d'interjeter appel, pour ce jugement inique ) .
le 13 janvier 1998