Les journaux arabes en Europe et ailleurs ont couvert aujourd’hui en détail la réponse détaillée et  inhabituelle du ministère de la justice à la ligue des droits de l’homme:  voir al quds à la page 7 , al hayat à la page 6, al bayane ( émirats)…<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

 

  Donc on peut dire que le ministère de la justice essaie de  jouer “la transparence” en  répondant publiquement par une mise au point détaillée au communiqué de la LTDH du 25 septembre ce qui est très grand pas en avant par rapport aux pratiques de ces dix dernières années.. mais  plusieurs  questions s’imposent ICI et MAINTENANT:

- Le ministère de la justice était-il interdit de parole durant ces derniers mois?

- Pourquoi n’a-t-il pas pris l’initiative d’informer l’opinion publique dés le déclenchement de ces affaires macabres?

- Est ce qu’il attendait que la ligue parle de ces cas atroces et terribles (  un mort dans une cellule de prison, un jeune homme tué par des agents de police sur la voie publique, un père de famille mort dans un poste de police , un oeil perdu, deux jambes coupées..) pour ouvrir sa bouche?

- Et puisqu’il  s’avère maintenant que  ce ministère de “la justice” savait pertinemment l’existence d’etres humains tunisiens qui meurent dans les locaux de la police ou de détention , fera-t-il de même avec les dizaines de cas cités et documentés depuis de longues années par la même LTDH, par les partis politiques tunisiens, par les ONG nationales et internationales, par des instances onusiennes et européennes et ce depuis l’avènement de “l’ére nouvelle” un certain 7 novembre 1987?

On pourrait à titre d’exemple rappeler à tous - à nos chers compatriotes tunisiens et aux amis de la Tunisie et à l’opinion internationale en général - la longue et pénible liste NON EXHAUSTIVE des tunisiens et tunisiennes qui ont succombé à la folie meurtrière de ce régime et de ses sbires . Leur seul crime était de vouloir exercer leurs droits d’expression, d’organisation et de pensée garantis par le texte de la  constitution de leur pays. C’est tout!

ABDELAZIZ MEHOUACHI

ABDELWAHED ABDELLI

ABDERRAOUF LAARIBI

ADNANE SAYEED

AMEUR DEGUACHI

AMEUR EL BEJI

EZZEDDINE BEN AICHA

FATHI KHIARI

FAYçAL BARAKAT

IBRAHIM ABDELJAOUAD

ISMAIL KHEMIRA

KAMEL EL MATMATI

LOTFI GLAA

MABROUK EZZRAN

MABROUK ZEMZEMI

MOULDI BEN AMOR

OTHMAN BEN MAHMOUD

RACHID CHAMMAKHI

SLAHEDDINE BABAYE

SOHNOUN EL JOUHRI

TAIEB EL KHAMMASSI

TAREK ZITOUNI

MUSTAFA AL-HAJLAOUI

HAMDA BEN HNIA

MEHREZ BOUDEGGA

MONCEF ZARROUK

HAMMADI HBIG 

ABDESSATTAR TRABELSI

BOULBABA DKHIL

MOHAMED ALI NEFZI

SLIM JEMNI

TAOUFIK MARZOUKI

MOHAMED ZRIBI

MOHAMED NIGHAOUI

MUSTAPHA BEN HASSINE

MABROUK RTIMA

BOUBAKER KALLEL

 ABDERRAZAK BEN ALI

 BOUBAKER GUABAYE

 AHMED AMRI

 MOHAMED DAROUICHE

 HOUCINE JAOUADI

 KHALED KHELIFI

 ANOUAR JAOUADI

 MEHREZ AYARI

 MOHAMED MANSOURI

 HEDI BETTAIEB

A quand la réponse de ce ministère de “la justice” de tous ces cas non résolus et qu’il connaît  parfaitement et en détail ? On attendra peut être le prochain communiqué de la ligue tunisienne des droits de l’homme !! ou quoi??



La Croix-Rouge internationale inspecte les prisons algériennes pour la 3éme fois en moins d’une année … et les centaines de prisonniers politiques dans les prisons Tunisiennes ce sera pour quand ? et qu’attendent les partis, les ONG et  les personnalités actives de la société civile en Tunisie et à l’étranger pour exiger formellement du Comité International de la Croix Rouge - qui rappelons-le a son siége Régional à la capitale tunisienne  - de faire de même en Tunisie ou la situation est pire qu’en Algérie?

 

 APF, le jeudi 28  Septembre 2000 à 14h49 (heure de Paris).

ALGER (AP) -- Une délégation du Comité international de la Croix Rouge (CICR) séjourne en Algérie depuis le 25 septembre dans le cadre de la poursuite du programme entamé depuis 1999 par cet organisme international dans les établissements pénitentiaires, a fait savoir jeudi un communiqué du ministère algérien de la Justice.

   Le programme de cette troisième série de visites, qui s'achèvera le 15 octobre, porte sur la visite des onze établissements pénitentiaires des cours de justice d'Alger, Chlef et Batna, précise le ministère, qui ne fournit pas plus de détails.



Communiqué du Comité pour la Libération de Mehdi Zougah
Marseille Tél : 04 91 60 48 33

Marseille, le 28 septembre 2000

Le procès de Mehdi Zougah du 25 septembre a été reporté au 8 janvier 2001.
Maître Radhia Nasraoui n'a pu le rencontrer le 16 septembre dans le cadre de sa défense. L'ambassade des Etats Unis était représentée ainsi que la FIDH et la LDH, ce dont nous les remercions bien vivement. Je déplore cependant l'absence de représentant de l'ambassade de France à Tunis à laquelle nous avons demandé officiellement les raisons de son absence.  Mehdi Zougah attend avec impatience son procès et il est serein. Il a expliqué au représentant du Consulat de France lors d'une visite du jeudi 14 sept. ce qu'il faisait en France.  Par ailleurs, Maître Radhia Nasraoui a déposé une demande de libération provisoire qui a été rejetée par le juge. C'est pourquoi nous déplorons vivement que Mahdi reste en détention jusqu'au procès et ce pendant plus de trois longs mois dans les conditions terribles des prisons tunisiennes que nous découvrons et nous renouvelons l'appel au Président tunisien et aux autorités françaises afin d'intervenir pour demander cette libération, surtout que Mahdi n'a rien à se reprocher.
Enfin, nous remercions tous ceux qui se sont mobilisés et se mobilisent encore en faveur de Mehdi pour qu'il soit libéré et pour qu'il retrouve safamille à Marseille.

Coordinatrice : Nahla Zougah

 



L’OTAN DIALOGUE  DEPUIS…1994 AVEC LA TUNISIE, BON POUR LE MORAL DES TROUPES !

AFP, le 28 septembre à 15h15. 

Arrivée d'une mission navale de l'OTAN en Tunisie.

   TUNIS, 28 sept (AFP) - Sept unités de la Force navale permanente de la Méditerranée (Standing Naval Force Mediterranean, Stanavformed) de l'OTAN sont arrivées mercredi à Tunis pour une visite de cinq jours, a constaté jeudi un journaliste de l'AFP.

   Ce séjour s'inscrit dans le cadre d'une mission d'information de la Stanavformed en Tunisie, a-t-on appris auprès du service d'information de cette escadre.

  Les sept navires, commandés par le contre-amiral italien Gino Bizzari, sont cinq frégates et deux contre-torpilleurs appartenant àl'Allemagne (FGS Koeln), l'Espagne (SPS Numancia), l'Italie (ITS Durand de la Penne), la Grande-Bretagne (HMS York), la Grèce (HS Spetsai), les Pays-Bas (HNLMS van Amstel) et la Turquie (TCG Trakya).

   La mission de cette force de l'OTAN, venue une première fois en Tunisie en  novembre 1999, est de "promouvoir" dans le cadre du "Dialogue méditerranéen" de l'Alliance "le dialogue et la compréhension réciproque", a-t-on précisé de même source.

   Le "Dialogue méditerranéen", lancé en 1994 par l'OTAN et auxquels se sont joints depuis sept pays --l'Algérie, l'Egypte, Israël, la Jordanie, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie--, se propose de "favoriser la sécurité régionale et la stabilité en encourageant de bonnes relations et une meilleure compréhension mutuelle dans l'ensemble de la région méditerranéenne".

   Le vice-commandant des Forces Navales Alliés du Sud-Europe, le contre-amiral José Daniel Romero, ainsi que le contre-amiral Bizzari, doivent rencontrer dans le cadre de cette mission les autorités civiles et militaires tunisiennes.

   La Stanaformed, crée en tant que force de réaction immédiate de l'OTAN en avril 1992 et placée sous le commandement des Forces Navales Alliées en Région Sud-Europe (Comnavsouth) basé à Naples en Italie, a déjà participé aux opérations de soutien de la paix dans l'ex-Yougoslavie et au Kosovo.

AFP



Tunis, le 26 septembre 2000

Communiqué :
Le RAID entame la préparation de son premier congrès.

Le RAID a tenu, dimanche 24 septembre, une assemblée générale pour faire le point sur les préparatifs de l'association, en vu de la tenue d'un Sommet social alternatif au processus libéral de Barcelone qui se tiendra, du 9 au 11 novembre 2000, à Marseille (France).
L'assemblée générale s'est occupée aussi de la situation intérieure de l'association et a procédé, à la suite de la démissions de cinq membres du Bureau exécutif, à l'élection de nouveaux membres pour les remplacer. Le nouveau bureau est le suivant : Fathi CHAMKHI (président), Ahlem BELHADJ, Salah HAMZAOUI, Sami SOUIHLI, Taïeb MOALLA, Nizar AMAMI, Chokri LATIF et Sadri KHIARI (membres).
Par ailleurs, l'assemblée générale à fixé la date du premier congrès de RAID pour les 2 et 3 décembre 2000. Ce dernier sera une nouvelle étape importante dans la construction de notre jeune association.
Les membres de RAID ont abordé par la suite, la situation juridique de l'association. L'assemblée générale a constaté, à ce propos, que les services du Ministère de l'Intérieur, refusent toujours de respecter les formalités (récépissé) nécessaires à l'enregistrement de RAID au Journal Officiel. Cette attitude contraire à la loi tunisienne et aux conventions internationales rend extrêmement difficile l'activité de l'association. Ceci est d'autant plus incompréhensible que le RAID est une association pacifique, et qui a été constituée en conformité avec la loi tunisienne.
Enfin, RAID a obtenu, durant sa courte existence, la reconnaissance et le respect de très nombreuses associations et organisations indépendantes et des personnalités démocratiques en Tunisie et à travers le monde.

Pour le RAID,
Fathi CHAMKHI
le Président



Hammamet : revelations scandaleuses

Chers amis,
Je vous rapporte ce que je viens d'ecouter sur France-Inter dans l'émission de Daniel Mermet, La-bas si j'y suis, du jeudi 28 septembre 2000, 17-18h. Mermet est alle en compagnie de Sihem Bensedrine et Omar Mestiri  aupres de
la mere du jeune Chaker Azouzi, assassine par la police a Hammamet le 9 aout 2000. Ce jeune de 26 ans travaille en tant que serveur dans un hotel a Hammamet. Sa mère raconte le drame selon une dame qui a vu toute la scene du haut de son balcon : "Mon fils roulait sur une moto sans casque. Un policier lui a fait signe de s'arreter. Mais il s'est enfui jusqu'a un endroit pres d'un terrain de foot. La, il est descendu de sa moto pour se cacher derriere un muret. Le policier l'a rattrapé. Chaker a alors levé les bras. Le policier s'est approché de lui et lui donna de violents  coups de pied au ventre et a la poitrine. La victime s'est ecroulee par terre, mais le policier a continue a la battre en lui fracassant la tete a l'aide de son casque et en lui disant : "releve-toi et arrete ton cinema".  Cela s'est passe a neuf heures du matin, et ce n'est qu'a 13 heures que l'on m'a informe du deces de mon fils. J'ai alors ete au commisseriat, et la on m'a dit qu'il est tombe a la renverse sur sa tete tout seul selon leur proces verbal."
 L'affaire ayant ete ebruitee a l'etranger, Ben Ali s'est empresse d'envoyer a la mere de la victime des emissaires qui lui annocerent que le president a decide de lui donner une indemnite de 1000 Dinars tunisiens, l'equivalent de cinq mille francs francais, et une rente de 100 DT soit cinq cent francs par mois. En contre partie, Ben Ali a fait savoir par
l'entremise de l'avocat de la victime qu'il n'y a plus lieu de porter plainte. Le jour ou cette interview a ete realisee, la mere a appris que le policier assassin a ete relache.
Ces informations sont d'une grande gravite. Elles prouvent que la brutalite policiere est ordonnee par Ben Ali en personne et que les crimes qui en resultent sont couverts par les plus hautes autorites de l'Etat, et tres precisement par Ben Ali.
Ces donnees vont servir a instruire le proces que la justice tunisienne va intenter contre Ben Ali lors de son renversement que nous saihaitons tres prochain et auquel le peuple tunisien est en train de se preparerresolument et activement. Courage, victimes du bandit de Carthage. Ses jours sont comptes.
Mondher Sfar


Trois morts violentes dans des prisons tunisiennes

LE MONDE mis à jour le mercredi 27 septembre 2000

Trois personnes sont décédées dans les locaux de la police ou en prison au cours des derniers mois en Tunisie, a indiqué la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), dans un communiqué publié, mardi 26 septembre. et, chose exceptionnelle, relayée par deux quotidiens tunisiens.

Ridha Jeddi est décédé le 17 septembre après avoir été enfermé pour ébriété. La LTDH dénonce également la mort de Chaker Azzouzi, 26 ans, le 9 août à Hammamet, où il fut battu à mort par un policier. Le troisième décès, survenu en mai, concerne El Id Ben Salah, battu pendant quatre heures par ses codétenus de la prison de Gafsa. Selon le ministère de la Justice, « tous les cas » de violence dénoncés par la LTDH sont l'objet d'un suivi judiciaire. - (AFP.)

même intérêt dans l’entrefilet paru sur le journal belge “le soir” du 28 septembre:

TUNISIE

Morts suspectes

La Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) a dénoncé la multiplication des violences policières qui se sont soldées, depuis début août, par la mort d'au moins deux personnes suite à leur interpellation, la dernière en date à Menzel-Bourguiba, le 17 septembre. Dans un communiqué publié mardi contre toute attente par le quotidien privé «Assabah», la LTDH s'inquiète de la multiplication des cas d'abus graves dans certaines prisons et postes de police ayant entraîné la mort de citoyens dans des circonstances suspectes. Le ministère tunisien de la Justice a répondu en rappelant que la justice avait été saisie de tous ces dossiers.