Se rendre compte que d'autres Tunisiens existent c'est bien !!!
Le comité de défense des libertés et pour le développement de la démocratie avait missionné lors de ses procés, en 1992, un avocat français qui n'etait autre qu'Alain Monod avocat au conseil d'état français.
DES AVOCATS LANCAIENT LA SOLIDARITE INTERIEURE AVEC LES MILITANTS DU PARTI ENNAHDHA
Le communiqué ci-après a été reçu, il est traduit de l'arabe (lire plus bas). Il représente un espoir pour quelques milliers de détenus que leur appartenance politique et non quelque délit ou crime qu'ils auraient commis, a confiné dans un infernal tête-à-tête avec la tortiocratie du général Ben Ali, dont ils ont constitué la prime victime. (Nous contestons formellement le chiffre de mille détenus avancé par quelques milieux internationaux et repris jusque par le parti Ennahdha lui-même.) Pour notre part, nous avons toujours pensé qu'un Tunisien n'a pas le droit de laisser infliger un tel sort à d'autres Tunisiens. Le moment est venu de partir au secours de personnes que le général Ben Ali a souverainement décidé d'enterrer vivants et de laisser dépérir à petit feu. Quelques uns sont morts, d'autres se sont suicidés, d'autres encore ont perdu la raison dans des prisons qui rappellent les léproseries de l'Europe médiévale. Il faut sauver les rescapés. Le message vaut encore davantage pour les adversaires politiques des islamistes. Mais ce propos ne s'adresse surtout pas à ceux qui sont habitués à tirer sur les ambulances.( commentaire rédigé par KAled Ben Mbarek, nous lui laissons l"entiere responsabilité, mais nous tenons à le faire savoir)
| Tunis, le 14 juin 2000 Nous, avocats soussignés, informons l'opinion nationale et internationale que nos clients du parti Ennahdha sont entrés en grève de la faim ouverte depuis le 28 mai 2000 pour exiger leur libération et la promulgation d'une amnistie générale. Notre devoir professionnel de servir fidèlement nos clients nous commande de rappeler que leur procès avait eu lieu à la suite d'une chasse aux sorcières où l'intégrité physique, ainsi que les droits et libertés individuels avaient été gravement bafouées. Lors de ce procès, tous les principes et règles de droit avaient été transgressés, surtout le droit sacré de la défense. On avait alors abouti à des verdicts iniques sans fondement légal, ni en fait ni en droit. Rien d'autre que l'exercice de leur droit constitutionnel à la liberté de conscience, d'opinion, d'expression et d'association, n' a été prouvé contre nos clients. Leur tragédie ne s'est pas arrêtée là. Leur entrée en prison a constitué le début d'un processus planifié visant à les torturer physiquement, matériellement et moralement. Parce qu'ils sont légalement innocents, que les institutions de l'Etat ne sont pas censées être utilisées pour règler une querelle politique et comme notre devoir de défendre les droits de l'Homme ne nous autorise pas à garder le silence sur la torture et l'avilissement qu'ils subissent, nous exhortons tous les patriotes libres à soutenir nos clients dans leur exigence légitime de liberté et de dignité, ainsi que leur droit à être indemnisés. En leur nom, nous saluons tous ceux, individus ou associations, qui se sont solidarisés avec eux. Nous citerons notamment l'Association tunisienne des Jeunes Avocats, le Conseil national pour les Libertés, la Ligue tunisienne des droits de l'Homme, Amnesty International, la FIDH, Human Rights Watch, Reporters sans Frontières, Lawyers Committee for Human Rights, et d'autres encore que ce propos ne permet pas de tous les mentionner. Pour les avocats commis devant le Tribunal militaire (août 1992) Maître Mohamed CHAKROUN |