Liberation du 06/07/2000

Pétition d'éditeurs en faveur d'Aloès

Des éditeurs français dénoncent «les persécutions injustifiables dont est victime la directrice de la maison d'édition tunisienne Aloès».

Depuis sa naissance, en octobre 1999, Aloès, qui entend promouvoir la culture méditerranéenne, «est persécutée par le régime du général Ben Ali».

Les signataires demandent au président Zine El Abidine Ben Ali de «prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la maison retrouve sa pleine liberté de publication».

Le recueil de poèmes du journaliste Taoufik Ben Brik, «Et maintenant, écoute-moi», a été saisi dès sa parution en avril 2000.

La pétition évoque les exactions commises contre Sihem Bensedrine: les locaux dévastés et cambriolés par des inconnus. «Tous les moyens ont été employés pour la soumettre: porter atteinte à sa réputation en faisant circuler un album de photos truquées, saboter sa voiture, empoisonner le chien de sa fille, lui imposer une surveillance policière permamente», poursuit la pétition, lancée avec le soutien de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH).

Le directeur littéraire d'Aloès, Jean-François Poirier, a été expulsé de Tunisie le 13 février dernier. (Libération du 15 février 2000).

Parmi les premiers signataires figurent les responsables de La Découverte, Fayard, Le Seuil, Albin Michel, Minuit, Robert Laffont, Le Cherche-Midi, Julliard, Denoël, Autrement, Verdier, Joëlle Losfeld, La Différence ou Verticales.

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